Je n'ai qu'une envie. Celle d'écrire et de balancer des mots comme ça, au hasard. Ecrire si vite qu'aucun mot ne sera revu, corrigé, et nullement mis au hasard. Comme une ébauche infinie qui ne sera jamais retravaillée. Un travail d'un soir sans aucune inspiration apparente mais avec un profond besoin intérieur, un déboire de sentiments incontrolables qui jaillissent. Une profusion, une propulsion. Des doigts effleurant le clavier qui ne s'arrêtent plus, comme pour se venger d'un mal qui reste. Taper pour ne pas frapper. Une vitesse à fleur de peau, où les mots en deviennent insignifiants et futiles. Un echo écoeurant. Un besoin immense. Une voix intérieure qui crie, qui hurle son mal-être profond, son incompréhension. Son besoin, son si essentiel besoin -d'être- de vivre. Et son éternelle solitude, pesante. Besoin de frapper fort. De crier à l'aide pour qu'on vienne l'en délivrer. Des mots si lointains doivent revenir dans son vocabulaire, ou simplement y entrer : Partage, Ensemble, (Sou)Rire, Emotions, ... Amour. Qu'ils soient mes plus beaux mots. A jamais.